Récit de notre trip avec la Keliki Painting School (KPS) puis en solo sur la presqu’île de Bukit.
Du 16 au 17 mai 2016
2 jours
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La Keliki Painting School (KPS) où nous logions à Ubud propose de nombreux tours à la journée et plus ou moins lointain pour des sommes dérisoires (700 000 Rps). Surtout que ces tours sont pour une voiture 6 places et sont donc partagés avec le nombres de participants. Pour ce tour au sud de l’île nous étions cinq français ce qui nous à fait le tour pour moins de 20€ à deux. Ce fut également notre départ d’Ubud pour la presqu’île de Bukit, et oui nous quittons définitivement la KPS pour notre dernière escale à Bali.

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Nous partons de bon matin en direction de Batubalan pour voir le spectacle de la danse du Barong. Mais pas avant de dire au revoir à Denik et toute sa famille pour nous avoir si bien accueilli, nous garderons un excellent souvenir de la KPS et de l’extrême gentillesse de nos hôtes. Nous arrivons ensuite juste à temps pour le début du spectacle, qui est en supplément du prix du tour (100 000 Rps/pers). On assiste à un spectacle de moins bonne facture que celui du grand palais d’Ubud mais on arrive mieux à comprendre l’histoire de l’éternel combat entre le Barong, symbolisant le bien, bête aux allures de lion avec la sorcière Rangda, qui règne sur le mal, le monde des morts et les sorciers. Le spectacle dure environ une heure en plusieurs actes: le sacrifice du prince Sadewa, sa métamorphose en Barong puis son combat contre Rangda en passant par la scène où les gardes du prince retournent leurs kriss (couteaux de guerre) contre eux-mêmes.

Juste à côté du lieu du spectacle se trouve le Pura desa soit le temple de Batubulan. Ce temple est rapidement visité puis nous nous dirigeons vers le marché de Kumbasari à Denpasar. Et pour le coup ce marché est immense! Nous passons tout d’abord par une grande place où l’on peut voir les étales des vendeurs d’offrandes de fleurs, fleurs, fruits, légumes, poissons. Je pense qu’il faut être un local pour acheter tout ce qui est denrée alimentaire car pour les deux français que nous étions les conditions d’hygiène nous semblaient un peu précaires: viandes et poissons en plein soleil avec les mouches qui volaient autour… Je ne sais pas si notre estomac aurait survécu à une dégustation de tout ça. Nous nous dirigeons ensuite vers un grand bâtiment à côté de quatre étages qui est consacré à l’artisanat de Bali: statuettes, peintures, textiles, sculptures, … comme partout le marchandage est obligatoire. Nous partons de ce marché au bout d’une heure avec de nouveaux souvenirs que l’on ne sait même plus où mettre dans nos sacs…

Notre chauffeur nous emmène ensuite manger à Jimbaran et au lieu de choisir un des nombreux restaurants touristiques qui jonchent les plages nous préférons aller au marché couvert des pêcheurs. On y trouve un peu de tout: du calamar, des poissons dont le mahi-mahi, du requin, des crevettes,… Nous choisissons le poisson fraichement pêché du matin (attention de bien choisir) que nous pouvons ensuite faire cuire au barbecue à l’extérieur juste à côté du marché. On s’en sort pour environ 60 000 Rps par personne pour environ 1kg de poisson préparé par personne ce qui n’est finalement pas énorme pour manger devant la plage en sirotant des noix de coco.

L’après-midi devait être consacré à la visite du Musée Pasifika de Nusa Dua mais nous sommes plus motivés pour se poser dans une des piscines des hôtels du « Beverly Hills » de Bali. Notre guide nous fait donc passer les barrages routier pour aller à Nusa Dua, on a d’ailleurs l’impression de carrément passer une frontière, et une fois le contrôle passé nous arrivons à la plage avec juste en face un gros complexe hôtelier 5 étoiles. Nous nous arrêtons au premier bar/hôtel sur le chemin car nous n’avons qu’une heure pour profiter de l’endroit. On se prend tous un mojito en happy hour (60 000 Rps) que l’on sirote dans la piscine. Le cadre est quand même très occidentale, on apprécie ou pas c’est une question de goût.

En fin d’après-midi nous devons nous éclipser rapidement pour ne pas rater le coucher de soleil au temple d’Ulu Watu. Ce temple, aussi appelé temple des singes sacrés, est taillé dans le roc à l’extrémité de la falaise à 250m de l’Océan Indien, ce n’est pas le plus grand que l’on ait vu mais sa position et la vue de celui-ci sur la falaise pendant le couché de soleil vaut vraiment le détour. Le surnom de ce temple vient également et bien-sûr de la présence des primates dedans et tout autour du temple. Mais attention, à la différence des singes à Ubud, ceux-ci ne sont pas intéressés par les biscuits mais plutôt par les portables et les lunettes de soleil. Difficile à croire, mais en 5 minutes alors que je les prenais en photo, je les ai vu piquer pas moins de 5 paires de lunettes de soleil. Et dans l’état où ils mettent les protections solaire autant dire qu’elles sont irrécupérables une fois passées entre leurs mains. Tous les soirs à 18h se déroule un spectacle de transe Ketchak (70 000 Rps l’entrée, durée une heure) mais nous zappons celui-ci.

La fin de la journée sera un peu moins marrante, du moins le début. Notre guide nous laisse à Jimbaran, où nous avions prévu de dormir. Après avoir dit au revoir à nos amis français nous nous dirigions vers un hôtel, le Sakura, que nous avions repéré comme étant pas trop cher et plutôt bien noté sur Booking. Mais c’est là que les ennuis commencèrent, après avoir marché environ une heure, nous nous rendons compte que l’adresse sur Booking n’était pas du tout la bonne. Nous sommes en face d’un très bel hôtel certes mais à plus de 100€ la nuit soit hors de notre budget. Un peu en détresse (la patience de Lætitia commençait à faiblir) je demande à l’agent de sécurité de l’hôtel si il sait où se trouve le Sakura. Il sait effectivement où il est mais nous annonce un mauvaise nouvelle: il est à plus de 4 km… Mais par un élan de générosité, il nous propose de nous emmener en scooter chacun notre tour jusqu’à cet hôtel (et donc de déserter son poste le temps durant). Nous avons d’abord quelques doutes devant autant de gentillesse mais il est tard et nous sommes épuisés donc nous finissons par accepter. La route en scooter jusqu’au Sakura nous rappelle que nous avions bien fait d’accepter son aide mais malheureusement, deuxième mauvaise nouvelle de la soirée: l’hôtel est complet… Mais notre sauveur nous propose encore son aide, il connait une villa en fin de construction qui pourrait peut-être nous héberger. Et là ce fut juste parfait, l’Arindra villa est en standing 4 étoiles, l’hôte nous fait un très bon prix pour que cela rentre dans notre budget, les chambres de la guesthouse ne sont pas finies mais il ne manque que le wifi et la TV ce qui ne rentre pas dans nos contraintes. Dernier hic de la soirée, il ne nous reste que 35 000 Rps pour nous acheter à manger dans l’épicerie du coin qui ne prend pas la carte bleu. Nous arriverons à nous remplir le ventre avec des noodles et 2 ou 3 gâteaux. Au final, la mésaventure se termine bien et nous dormons dans les lits les plus confortables de notre voyage.

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Pour la première fois du voyage nous faisons une petite grâce matinée, cela fait un bien fou. Ensuite, Indra notre hôte, s’arrange pour nous réserver une location de scooter (70 000 Rps ici) et nous partons en vadrouille pour la journée. Nous nous arrêtons d’abord vers Uluwatu Beach pour se prendre un petit déjeuner en terrasse. Puis, alors que nous étions à la recherche d’un plage sympathique, nous avons eu la malchance de nous faire arrêter par la police au bord de la route. Dans l’abri qui sert de poste nous sommes entourés que de touristes. Le but de cette interpellation: faire payer les « riches » touristes que nous sommes et pour cela tous les moyens sont bons. Pour nous ce sera l’absence de permis international mais pour d’autre ce sera les pneus trop lisses, … mais la négociation se fait même sur le prix de l’amende: prix de départ 500 000 Rps vendu à 300 000 Rps. Cela nous fait penser limite à un passage obligé pour les touristes, l’agent nous indique même la plage de Pandawa Beach (ou secret Beach) et nous fait des blagues sur Zidane et Benzema… Arrivés sur la plage et après avoir payé le droit d’entrée (5 000 Rps par personne) nous nous prenons un des nombreux transats posés les uns à côté des autres (50 000 rp pour les 2) avec juste derrière plein de petits warungs pour les petits et grands creux. Les points positifs d’une des plus belle plage de l’ile: sable blanc, eau turquoise et sans vague (à contrario de la plupart des plages de surfeur de Bukit).

Le soir nous mangeons dans un des nombreux restaurant de poisson grillé qui jalonnent la très belle plage de Jimbaran. Les tables sont dans le sable et si on se retrouve trop près de la mers on a vite fait les pieds dans l’eau. En tout cas il n’y a pas plus romantique pour une dernière soirée sur Bali même si cela reste un plus cher qu’ailleurs (300 000 Rps le repas pour deux).

Où?

Bukit du voyage trip en Asie

Quand?

Du 16 au 17 Mai 2016

Comment?

- En voiture avec chauffeur le premier jour

- En scooter le second

Hébergement?

Arindra Villa

Incontournables?

Le temple d’Ulu Watu, marché des poissons à Jimbaran, la plage de Pandawa.